Hong-Kong : des Français inquiets de la crise

Tous les jours ou presque, Hong-Kong panse les plaies des manifestations de la veille. Le mobilier urbain est à terre et les slogans révolutionnaires sont inscrits un peu partout. Alors que les candidats pro-démocratie ont remporté les élections locales, dimanche 24 novembre, pouvant ainsi donner un nouvel élan à la contestation contre Pékin, certains Français sur place décident de partir. C'est le cas de Melville Marietta, étudiant en échange universitaire depuis septembre. "L'école où je suis en France veut que je rentre. Vu le climat actuel, c'est plus sécurisant", explique-t-il. Sentiment d'insécurité, crise politique et asphyxie de l'économie Effrayés par la contestation, les touristes, surtout venant de Chine continentale, ont déserté la ville. Les secteurs du tourisme, du commerce et de l'hôtellerie sont particulièrement touchés par la crise. Du jamais vu depuis la crise financière de 2009. Dans un restaurant étoilé, le personnel n'est pas débordé et ce n'est pas le feu en cuisine pour le chef français Nicolas Boutin. "Certains jours, on arrive à perdre jusqu'à 8 000 euros quotidiennement", raconte-t-il.