Honduras: le frère du président Hernandez condamné pour trafic de cocaïne

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Tony Hernandez, le frère du président hondurien Juan Orlando Hernandez, a été condamné ce mardi 30 mars à la perpétuité par un tribunal américain à New York. Il a été jugé coupable entre autres d’avoir expédié quelque 185 tonnes de cocaïne aux États-Unis.

Dans son verdict ce mardi, le juge new-yorkais a estimé que la prison à vie était « pleinement méritée ». Le magistrat de New York a cité les énormes quantités de cocaïne importées par Tony Hernandez aux États-Unis. Il a rappelé aussi les meurtres et intimidations de témoins qu’il avait commandités.

Tony Hernandez avait été arrêté en novembre 2018 aux États-Unis. Avant le verdict rendu mardi, l’ancien député hondurien de 42 ans avait plaidé pour une réduction de peine. Une demande rejetée par le juge qui a estimé que l’accusé s’était montré totalement « indifférent aux conséquences de ses actes ».

La condamnation est assortie d’une confiscation de biens à hauteur de 138 million de dollars, l’équivalent d’après le juge des gains accumulés par le trafic de drogue. Un trafic réalisé, d’après la justice américaine, grâce à la protection de son frère, le président du Honduras.

L'accusé va faire appel

D’ailleurs, selon un témoin, l’argent de la drogue aurait aussi servi à financer la campagne présidentielle de Juan Orlando Hernandez. Lui-même n’a pas été inculpé mais pourrait faire objet d’une enquête de la justice américaine, ce qu’il conteste en assurant que le trafic de drogue a été réduit de 95 % depuis qu’il est président. Juan Orlando Hernandez a d’ailleurs vivement critiqué la condamnation de son frère Tony, qu’il juge « scandaleuse ».

« Je trouve scandaleux, incroyable que les faux témoignages d'assassins avérés soient écoutés et valorisés de cette façon. Ce qui s'est produit aujourd'hui [mardi] est quelque chose de très dur pour ma famille et je ne le souhaite à personne », a-t-il déclaré.

Sa famille au Honduras a elle aussi clamé mardi soir son « innocence » et confirmé qu'il ferait appel, dans un communiqué diffusé par la présidence hondurienne.

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