Les hommes prennent souvent des décisions plus extrêmes

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Portrait of worried bearded young man looking up with hand on chin. Studio shot, grey background.

"Nous avons constaté que les hommes étaient beaucoup plus susceptibles que les femmes d'être aux extrémités du spectre comportemental", note l'auteur de cette étude.

Les hommes ne font souvent pas dans la demi-mesure. C’est la principale découverte d’une vaste recherche impliquant plus de 50 000 participants répartis en 97 échantillons. Les conclusions ont été publiées dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). Selon les chercheurs, les hommes prennent des décisions et font des choix plus extrêmes, autant dans le positif que le négatif.

"La question de savoir si les hommes et les femmes font systématiquement des choix et prennent des décisions différentes est l'une des questions les plus fondamentales (et controversées) de la recherche psychologique", a expliqué le professeur agrégé Stefan Volk de la University of Sydney Business School. "Nous avons constaté que les hommes étaient beaucoup plus susceptibles que les femmes d'être aux extrémités du spectre comportemental, agissant de manière très égoïste ou très altruiste, très confiants ou très méfiants, très justes ou très injustes, très risqués ou très opposés au risque et étaient soit focalisés sur le très court terme ou le très long terme."

Un comportement pour se démarquer

Les chercheurs suggèrent que les différences pourraient avoir des racines évolutives, mais il existe également des explications alternatives à l'existence de ce que l'on appelle souvent une plus grande variabilité masculine. "La théorie de l'investissement parental explique que les hommes, contrairement aux femmes, investissent moins dans la parentalité, sont moins sélectifs dans le choix de leur partenaire et se disputent davantage les partenaires sexuels", a expliqué le professeur agrégé Volk. Et de poursuivre : "Cette théorisation évolutionniste suggère que les hommes devaient s'écarter de la moyenne pour se démarquer et attirer les femmes pour se reproduire, tandis que les femmes étaient capables d'attirer des partenaires sexuels sans s'écarter de la moyenne". Ces conclusions pourraient avoir un impact sur les politiques visant à réglementer les comportements extrêmes.

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