« Les hommes ont peur de la lumière » : Douglas Kennedy livre un thriller social de haute volée

© AFP

À 56 ans, Brendan passe l’essentiel de son temps derrière un volant, à braver le « labyrinthe dément » de Los Angeles pour ses clients Uber. Un job ingrat suffisant à peine à régler ses factures mais qu’il préfère néanmoins à d’autres « jobs de cauchemar sous-payés », comme de s’« enterrer vivant dans un entrepôt Amazon huit heures par jour ». Longtemps, Brendan a cru en la rengaine tout américaine selon laquelle « nous sommes tous capables de nous relever, d’épousseter nos vêtements et de repartir de zéro », avant de voir ses illusions broyées par le système : « Un autre mensonge que se répètent les ­Américains… mais un mensonge nécessaire, peut-être. Sinon, ­comment trouver l’énergie de se lever tous les matins ? »

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Ce quotidien bien réglé vacille le jour où, après avoir déposé une cliente devant un centre IVG, ­Brendan est témoin d’un attentat perpétré contre ce centre par un groupe pro-vie, auquel appartiennent son épouse, Agnieska, et Todor, son meilleur ami, prêtre et militant antiavortement. Soutenus par un milliardaire influent, les « Angels Assist » aident des jeunes femmes enceintes ne désirant pas être mères à mener leur grossesse à terme et à faire adopter leur enfant. Mais derrière cet écran de bienfaisance se dissimule une ­réalité beaucoup plus sombre, mêlant trafic humain et esclavage sexuel. Un réseau tentaculaire dont les ramifications atteignent bientôt la famille de Brendan et jusqu’à sa fille, Klara, employ...


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