Un homme soupçonné d'être le "Grêlé", tueur en série recherché depuis 35 ans, retrouvé mort

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Portrait robot du Grêlé datant de 1986. - BFMTV
Portrait robot du Grêlé datant de 1986. - BFMTV

Depuis 35 ans, cet homme hante les services de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris. "Le grêlé", surnom donné à un homme soupçonné d'avoir tué au moins trois personnes entre 1986 et 1994, pourrait avoir été identifié. C'est en tout cas une piste explorée par les enquêteurs après le suicide d'un homme mercredi soir au Grau-du-Roi, dans le Gard. L'homme a également laissé une lettre dans laquelle il s'accuse des faits.

Cet homme devait être interrogé prochainement dans le cadre de cette enquête dirigée par une juge d'instruction parisienne, a-t-on appris ce jeudi, confirmant les informations de différents médias comme Le Point ou Le Parisien. Une comparaison ADN doit désormais être réalisée. Elle seule pourra dire si l'homme qui s'est donné la mort est bien celui qui hante le 36 quai des Orfèvres depuis 35 ans.

"Aujourd'hui c'est l'aboutissement d'une longue bataille judiciaire pour que l'enquête se poursuive, a fait savoir Didier Seban, avocat des trois familles de victimes. Nous espérons que cette fois-ci c'est la bonne fois, les familles nous disaient combien elles espéraient que le criminel soit retrouvé et combien elles sont attristés de ne pas avoir toute les réponses si c'est bien cet homme et qu'il s'est suicidé."

Recherché pour 4 meurtres entre 1986 et 1994

"Le Grêlé", surnom donné en raison des traces d'acné qu'il a sur le visage selon plusieurs témoins, est soupçonné d'au moins trois meurtres à Paris. Le premier, celui de Cécile Bloch, une petite fille de 11 ans, poignardée et violée dans le 19e arrondissement, a été commis en 1986. Il est soupçonné d'avoir assassiné l'année suivante Gilles Politi, 38 ans, et Irmgard Mueller, 20 ans. Le meurtre de Karine Leroy, 19 ans, à Meaux en 1984 pourrait lui être imputé, tout comme six faits de viols.

Depuis cette date, il ne s'était pas manifesté. Surtout depuis cette date, les enquêteurs, qui disposaient de portraits-robot de l'homme mais aussi d'un ADN partiel, n'arrivent pas à mettre la main sur lui. Les policiers ont épluché les différents fichiers, notamment ceux de l'administration pénitentiaire, si éventuellement sa série criminelle avait été stoppée par une incarcération. Ils ont également recherché la voiture Volvo blanche, le modèle utilisé par l'homme lors d'un enlèvement en 1994. En vain.

Article original publié sur BFMTV.com

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