Un homme sans domicile à cause de l’urine des chiens de sa voisine

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Un homme se retrouve sans domicile à cause de l'urine des chiens de sa voisine

Un pompier de 33 ans ne peut pas vivre dans son appartement à cause des dégradations engendrés par l’urine des chiens de sa voisine. En attendant d’être indemnisé, il dort dans sa voiture. Son statut de propriétaire d’une résidence principale ne lui permet pas d’obtenir un autre logement.

Nombre de jeunes propriétaires considèrent leur premier achat immobilier comme un accomplissement. Mais celui de Kevin Laisné n’a pour l’instant été qu’un cauchemar, rapporte Le Parisien. Ce pompier de 33 ans n’a toujours pas emménagé dans l’appartement qu’il a acheté en mai 2018 à Montmorency, dans le Val d’Oise, pour 115 000 euros. Et pour cause, l’urine des chiens de sa voisine du dessus dégoulinaient tellement chez lui que les travaux ont dû être arrêtés. Depuis, il attend son dédommagement pour pouvoir les poursuivre et s’installer.

Expulsée depuis, la voisine en question avait pris l’habitude de ne plus sortir ses chiens. Ne pouvant faire autrement, les pauvres animaux urinaient et déféquaient dans l’appartement. Au point que leur urine traversait le sol et ruisselaient jusque dans le nouvel appartement de Kevin, maculant la laine de verre et traversant le faux-plafond de son logement de 50 mètres carrés.

Sans domicile en attendant d’être indemnisé

“Depuis, le chantier est à l’arrêt. Les artisans ne pouvaient pas continuer à travailler avec ces infiltrations.”, a-t-il raconté au Parisien. Faute de moyens pour redémarrer les travaux, le sapeur-pompier ne peut qu’attendre son indemnisation. Le trentenaire a fait constater les dégâts par un huissier et un expert a été nommé en juin 2020 par le tribunal de grande instance de Pontoise. Ce dernier a rendu un rapport en mai dernier dans lequel il estime que l’appartement est inhabitable et que Kevin doit recevoir 33 000 euros d’indemnisation. Depuis, tout le monde se renvoie la balle, les assurances en tête.

En attendant, Kevin est devenu sans domicile fixe et vit dans sa voiture ou, parfois, chez des amis. Toutes ses économies sont passées dans son appartement et il a honte d’en parler à l’ensemble de sa famille. Pire encore, malgré le soutien de sa hiérarchie, il n’a pas pu obtenir de logement appartenant au contingent des pompiers. Son statut de propriétaire d’une résidence principale ne lui en donne pas le droit. Le cauchemar va donc durer encore.

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