Arrêté ivre au volant, un homme de 28 ans retrouvé mort, pendu dans un local du commissariat

·2 min de lecture
Le jeune homme a été retrouvé pendu avec ses lacets dans un local de rétention

Un dramatique fait divers s'est produit dans la nuit de lundi à mardi dans un commissariat de Poitiers.

L'intervention banale s'est terminée en tragédie. Ce mardi 6 juillet vers 3h du matin, les policiers en poste au commissariat central de Poitiers (Vienne) ont découvert "dans un local d'attente", le corps sans vie d'un jeune homme de 28 ans, qui avait été arrêté quelques heures plus tôt, vers 22h30 le 5 juillet, pour conduite en état d'ivresse.

"Tout le monde était très choqué"

Comme le rapporte Centre Presse, le défunt avait été placé dans ce local "de rétention" dans l'attente de son examen médical au centre hospitalier. "C'est une personne qui a fait l'objet d'une notification différée de ses droits, détaille Alain Pissard, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP Police, cité par le médial local. Le problème, la nuit, c'est qu'il n'y a plus de médecin pour venir au commissariat. On doit emmener les personnes au CHU pour l'examen médical avant de pouvoir leur notifier leurs droits. Et, il n'y a qu'une patrouille pour faire les rotations."

"Lui, c'était le quatrième de la série qui devait aller au CHU, complète une autre source policière, toujours citée par Centre Presse. Quand les collègues sont venus le voir, il était adossé au mur du local, assoupi. Ils sont ensuite repartis pour emmener une personne au CHU. Quand ils sont revenus... ils l'ont trouvé pendu. Il n'y avait plus rien à faire. Tout le monde était très choqué."

"Les collègues ont respecté la procédure"

Le quotidien de la Vienne précise que le jeune homme, qui se trouvait dans une zone où les policiers ne pouvaient pas le voir, a été retrouvé "pendu avec ses lacets à la grille d'une petite fenêtre" du local de rétention. "Il avait fait l'objet d'une palpation avant, on leur laisse les lacets quand ils doivent aller à l'hôpital, c'est plus pratique pour marcher", explique Alain Pissard. 

"Mes premières pensées vont à la famille, ajoute le syndicaliste. J'apporte aussi tout mon soutien aux collègues qui travaillaient cette nuit. Nous avons demandé une cellule psychologique pour libérer la parole. Les collègues ont respecté la procédure." Suite à ce drame, le parquet a ouvert une enquête pour recherche des causes de la mort, qui a été confiée à la police judiciaire l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles