Un homme confie à son médecin généraliste avoir "tué sa compagne"

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Un quinquagénaire de Meurthe-et-Moselle a avoué, d'abord à son médecin puis aux gendarmes, avoir étranglé sa compagne dimanche dernier lors d'une dispute conjugale.

Un homme d'une cinquantaine d'année domicilié en Meurthe-et-Moselle a avoué, d'abord à son médecin puis aux gendarmes, avoir étranglé sa compagne dimanche dernier lors d'une dispute conjugale, a appris l'AFP samedi auprès du parquet de Nancy.

L'homme, né en 1966, a confié vendredi à son médecin généraliste avoir "tué sa compagne (...) en procédant à une strangulation", a indiqué à l'AFP Stéphane Javet, procureur de la République adjoint. Le médecin a alors alerté les gendarmes, qui se sont rendus en compagnie du quinquagénaire au domicile du couple, situé dans la commune de Tucquegnieux, à une centaine de km au nord de Nancy, indique le quotidien régional "Le Républicain Lorrain", qui a révélé l'affaire.

Là, les gendarmes y ont effectivement "découvert le corps sans vie de sa compagne", née en 1969, "visiblement décédée (...) des suites d'une strangulation", a expliqué M. Javet, précisant qu'une autopsie devait confirmer ces premières constations.

Il "a reconnu les faits, intervenus à la suite d'une dispute"

Placé en garde à vue, l'homme "a reconnu les faits, intervenus à la suite d'une dispute", a poursuivi le magistrat, qui précise que le parquet de Briey, théoriquement compétent, s'est dessaisi vendredi soir "au profit du parquet de Nancy au regard de la nature criminelle des faits". Une information judiciaire sera ouverte dimanche pour "homicide volontaire par conjoint", a ajouté le procureur adjoint.

En 2020, 90 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en France, un chiffre au plus bas depuis la mise en place de statistiques il y a 15 ans. Les féminicides sont le stade ultime des violences subies par plus de 200.000 femmes par an.


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