Homme au couteau tué dans le Val-d'Oise: les syndicats de la SNCF pas surpris par la mise en examen des agents de la sûreté ferroviaire

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Deux agents de la sûreté ferroviaire qui ont tué un homme menaçant armé d'un couteau ont été présentés à un juge d'instruction en vue leur possible mise en examen - ERIC PIERMONT © 2019 AFP
Deux agents de la sûreté ferroviaire qui ont tué un homme menaçant armé d'un couteau ont été présentés à un juge d'instruction en vue leur possible mise en examen - ERIC PIERMONT © 2019 AFP

La mise en examen pour "meurtre" de deux agents de la sûreté ferroviaire qui ont abattu mercredi un homme armé d'un couteau dans le Val-d'Oise est "normale", estiment deux syndicats de cheminots, qui espèrent que leur contrôle judiciaire "allégé" préjuge d'un futur "non-lieu".

Les faits sont d'une rare gravité et le chef d'accusation plus lourd que celui requis par le parquet, mais "c'est la procédure normale", a déclaré à l'Agence France-Presse le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun.

Mercredi après-midi, deux agents de la Suge - la police du rail - ont abattu de plusieurs balles un homme de 36 ans, armé d'un couteau, qui menaçait un groupe d'enfants à Ermont-Eaubonne. Une scène filmée par un passant et diffusée dans la foulée sur les réseaux sociaux.

"C'est relativement normal du point de vue du droit"

Vendredi soir, un juge d'instruction a décidé leur mise en examen pour "meurtre", alors que le parquet avait demandé que les faits soient qualifiés en "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner".

"On aurait préféré ce chef d'inculpation, mais c'est relativement normal du point de vue du droit", reconnaît Frédéric Fournier, de l'Unsa-Ferroviaire.

Les syndicats relèvent surtout que les deux agents de la Suge ont été laissés libres sous contrôle judiciaire. "Une mesure judiciaire allégée" au regard des faits, souligne Frédéric Fournier, qui y décèle "un regard bienveillant par rapport aux poursuites".

"Ça indique que le juge s'oriente vers la confirmation de la légitime défense", devine Laurent Brun, prédisant que "les camarades devraient bénéficier d'un non-lieu au bout".

Article original publié sur BFMTV.com

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