Homme au couteau tué dans le Val-d'Oise: Djebbari "soutient" les agents de sûreté mis en examen

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Jean-Baptiste Djebbari sur notre plateau  - BFMTV
Jean-Baptiste Djebbari sur notre plateau - BFMTV

Il tient à leur apporter son soutien. Deux jours après la mise en examen pour "meurtre" de deux agents de sûreté de la SNCF ayant abattu un homme menaçant armé d'un couteau à Ermont-Eaubonne dans le Val-d'Oise, le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari est revenu ce dimanche sur les circonstances de l'incident sur le plateau de BFM Politique. Une vidéo amateur diffusée sur les réseaux sociaux mercredi soir, quelques heures après les faits, montrait un homme armé d'une arme blanche, s'approchant d'un groupe d'enfants.

"C'est un individu dont on a su a posteriori qu'il avait un casier judiciaire très fourni, et qui s'est montré très menaçant à l'égard de passagers et du groupe d'enfants à plusieurs reprises, y compris verbalement", explique Jean-Baptiste Djebbari sur BFM Politique. "Je soutiens ces agents dont l'intention a été de protéger des passagers et un groupe d'enfants".

Le ministre est également revenu sur le profil des deux agents de sureté mis en examen, "expérimentés" selon lui, l'un venant de la gendarmerie, l'autre de l'armée. S'il affirme ne pas vouloir interférer dans la décision de justice qui jugera du caractère proportionné ou non de la force par les agents, il salue le travail "redoutablement difficile" de ces derniers.

Pas de remise en question du port d'armes

Quant à savoir si l'incident du Val-d'Oise doit remettre en cause le port d'armes des agents de sûreté de la SNCF, Jean-Baptiste Djebbari est catégorique: c'est non. L'armement de ces agents, en complément des forces de police, est nécessaire selon lui:

"Je pense qu'il faut continuer évidemment à former ces personnels, à prendre des décisions conformes au droit, et proportionnées", estime le ministre. "Mais nous avons des forces de sécurités en complément de la police qui sont armées, notamment à la RATP et à la SNCF et qui concourent à la sécurité de tous les Français, dans des espaces qui parfois, le soir par exemple, encapsulent beaucoup de violence. Donc je souhaite que ces forces continuent à être armées"

Après la mort de l'homme menaçant mercredi près de la gare d'Ermont-Eaubonne, cinq agents avaient été immédiatement placés en garde en vue dans les locaux de la police judiciaire de Cergy, trois d'entre eux étaient ressortis libres jeudi.

Les deux autres ont donc été mis en examen pour meurtre, un chef d'accusation plus lourd que celui qui avait été requis par le parquet. Il avait été demandé que les faits soient qualifiés en "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Les deux agents ont néanmoins été laissés libres sous contrôle judiciaire.

Article original publié sur BFMTV.com

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