Un homme arrêté à Saint-Ouen porte plainte pour "torture et actes de barbarie"

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Au cours d'une arrestation, l'homme aurait été étranglé par les policiers et affirme avoir reçu des coups de taser dans les organes génitaux.

Son arrestation a été particulièrement violente. Vendredi 9 août, un homme est interpellé par la police à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, dans le cadre d'une opération de police visant un trafic de stupéfiants. L'individu se rebelle, se bat à mains nues avec un policier, puis est maîtrisé par plusieurs autres agents des forces de l'ordre. Une vidéo, largement diffusée sur les réseaux sociaux, montre que même après avoir été plaqué au sol et menotté, l'homme reçoit des coups de pied à la tête de la part des policiers.  

Dans un premier temps, l'interpellé s'est vu prescrire une ITT de trois jours, raconte France 3. Il dépose d'abord plainte contre les policiers pour "violences volontaires aggravées", puis décide d'aller plus loin, et dénonce des "tortures". Selon son avocat, Me Yassine Bouzrou, les violences ont continué dans le véhicule qui emmenait l'homme au commissariat. Dans sa plainte, il affirme avoir été "étranglé", et avoir "reçu de nouveau des coups de pied à la tête", ainsi que "plusieurs coups de pistolet à impulsion électrique (taser) sur ses organes génitaux".  

"Ils appuyaient sur ma tête avec leurs chaussures"

Le parquet de Bobigny a saisi l'inspection générale de la police nationale (IGPN), devant laquelle l'homme a renouvelé ses propos. Après avoir raconté la scène, il explique : "Je me suis vraiment vu mourir. Dix secondes de plus et je mourais dans leur camion [...] J'étais allongé par terre. Ils appuyaient sur ma tête avec leurs chaussures". L'homme assure également avoir été victime "d'un coup de poing dans les parties génitales", reçu lors de son arrivée au commissariat. 

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Selon les informations de France 3, les policiers reconnaissent l'utilisation d'un pistolet à impulsion électrique, mais déplorent une "interpellation particulièrement difficile". Ludovic Bonnet, secrétaire départemental adjoint SGP Police 93, a assuré que cette interpellation av...Lire la suite sur L'Express.fr

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