Hommage au policier tué sur les Champs : «Je t’aime, gardons la paix»

Libération.fr

Etienne Cardiles, le conjoint de Xavier Jugelé, assassiné jeudi par un terroriste, a salué sa mémoire dans un discours très émouvant lors de la cérémonie à la préfecture de police de Paris, mardi.

Son père, militaire à la retraite, a soufflé un grand coup pour se donner un peu de courage en traversant la cour du 19-Août de la préfecture de police de Paris. Mardi matin, policiers, militaires et pompiers avaient pris place tout autour pour rendre un hommage national à Xavier Jugelé, le fonctionnaire de la direction de l’ordre public et de la circulation assassiné jeudi soir sur les Champs-Elysées par un terroriste. A côté des uniformes se sont installés de nombreux responsables politiques, membres du gouvernement (Le Foll, Le Guen, Urvoas, etc.), députés (Ciotti, Kosciusko-Morizet…), ainsi que les deux candidats qualifiés au second de tour de l’élection présidentielle, Marine Le Pen et Emmanuel Macron, donnant à cette cérémonie les airs d’un endroit où il fallait se montrer. Une impression qu’a transpercée la dignité du compagnon du défunt.

«Une petite voix». Pendant moins de dix minutes, Etienne Cardiles, diplomate au Quai d’Orsay, a parlé avec une grande pudeur de son conjoint tué dans ses fonctions, de ce en quoi il croyait, de ce qu’il aimait. En voici de larges extraits : «Xavier, jeudi matin, comme de coutume, je suis parti travailler et tu dormais encore. […] Tu as pris ton service à 14 heures dans cette tenue de maintien de l’ordre dont tu prenais tant soin parce que ta présentation devait être irréprochable. Tes camarades et toi aviez reçu la mission de rejoindre le commissariat du VIII e  arrondissement. […] On t’a désigné comme point de stationnement le 102 des Champs-Elysées, devant l’Institut culturel de Turquie. Ce type de mission, je le sais, te plaisait, parce que c’était les Champs-Elysées et l’image de la France. Parce que c’était aussi la culture que vous protégiez.

«Lorsque sont parus les premiers messages informant les Parisiens qu’un événement (...)

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