Hommage à Samuel Paty : Blanquer évoque "400 violations" lors de la minute de silence

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Jean-Michel Blanquer a indiqué vendredi que l'Education nationale a recensé "400 violations" lors de la minute de silence organisée lundi 2 novembre en hommage à Samuel Paty. 

Lundi 2 novembre, les élèves de France ont vécu une rentrée des plus singulières. Outre les mesures sanitaires liées au coronavirus, cette rentrée était marquée par l’hommage à Samuel Paty, professeur d’histoire, décapité en pleine rue à Conflans Sainte-Honorine, pour avoir montré en classe lors d’un cours sur la liberté d’expression des caricatures de Mahomet. Le drame a eu lieu dans la soirée du vendredi 16 octobre, veille des vacances de la Toussaint. Elèves et professeurs n’avaient pas eu l’occasion d’évoquer cet attentat en classe depuis.

Une minute de silence a été organisée dans les établissements scolaires en hommage au professeur assassiné. Mais celle-ci a parfois donné lieu à des débordements. Jean-Michel Blanquer a indiqué vendredi que l’Education nationale a recensé «400 violations» -«dans des formes parfois légères, parfois lourdes» -lors de cette minute de silence. «Bien entendu, chacune de ces violations est suivie de poursuites disciplinaires. Parfois même, il y a eu des poursuites pénales dans certains cas», a expliqué le ministre sur RTL, évoquant une «dizaine» de cas dans cette situation qui peuvent relever de «l'apologie du terrorisme».

L'exclusion n'est "jamais une grande réussite en soi"

«Aucun incident ne reste sans suite», a-t-il assuré, sans pour autant privilégier l'exclusion des élèves, qui souligne–t-il, n'est «jamais une grande réussite en soi». «Ce qui est plutôt intéressant, c'est de parler avec les familles, de comprendre ce qui se passe, et d'aller voir plus loin avec les administrations sociales, et la police et la justice quand il y a lieu».

«Dans l'affaire Paty» - où l'enseignant avait été pris pour cible par un parent d'élève sur les réseaux sociaux - «on voit bien que c'est le(...)


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