Hommage à Nicole Bricq : une époque et des piques

Libération.fr
Nicole Bricq est morte le 6 août à 70 ans.

Hollande, Strauss-Kahn et Macron se sont succédé à la tribune mardi soir pour saluer la mémoire de l’ancienne ministre. L’ex-président en a profité pour régler des comptes et DSK pour faire la leçon au chef de l’Etat.

Sous la verrière de béton armé, la soirée avait de faux airs de tragédie grecque. Des colonnades, un peuple déboussolé et trois héros convoqués pour se souvenir d’une de leurs et qui finissent par raconter leurs guerres. Mardi soir, l’hémicycle du Conseil économique et social (Cese), à Paris, a réuni près de 250 socialistes et apparentés pour un ultime hommage à Nicole Bricq, brutalement disparue début août. Parmi eux, orateurs invités par Jean-Paul Planchou et Renaud Bricq, le compagnon et le fils de l’ancienne ministre, Dominique Strauss-Kahn, François Hollande et Emmanuel Macron. Celui qui aurait pu être président, celui qui l’a été et celui qui l’est sur une même estrade pour rappeler le parcours politique d’une femme, qui épouse les méandres de la gauche. De Jean-Pierre Chevènement à En marche en passant par le Portugal de la Révolution des œillets, qui fut le laboratoire de l’union de la gauche au mitan des années 70.

Pour les écouter, lovés dans le velours vermillon du Palais d’Iéna, une palanquée d’anciens ministres, des parlementaires au chômage, quelques rescapés et des politiques en plein recyclage. Un moment suspendu dans l’histoire de la gauche. «On retenait tous notre souffle, c’était une heure hors du temps, un moment un peu fou», glisse a posteriori un des rares élus non socialistes de l’assemblée. Quatre mois après la victoire d’Emmanuel Macron, qui a achevé de faire imploser le Parti socialiste, «nous étions, au fond, dans cet hémicycle les différentes couches sédimentées de la gauche de gouvernement depuis quarante ans», complète le sénateur Alain Richard, qui a rejoint La République En marche en juin.

Pionnière de l’écologie au PS

Nicole Bricq, elle, faisait partie des «marcheurs» de la première heure. Patronne du PS parisien dans les (...)

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«Il y a une différence importante entre l’Assemblée actuelle et la précédente. Cela se voit dans beaucoup d’endroits. Les députés boivent moins mais fument plus qu’avant.»

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