Hommage à Liu Shaoyo : des fleurs et des chants… avant les lacrymos

Libération.fr
Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblés dimanche 2 avril 2017 place de la République pour commémorer la mémoire de Shaoyo Liu, ressortissant chinois tué à son domicile par la police dimanche dernier.

La cérémonie de recueillement organisée pour le Chinois tué lors d'une intervention policière a été suivie d'une manifestation et de heurts avec les forces de l'ordre.

Une fille avec un petit masque, celui qu’on met en temps de pandémie, traîne deux poubelles. Buste droit, elle les vide devant un groupe de jeunes, qui se saisit des bouteilles en plastique et en verre pour les balancer sur les forces de l’ordre. Deux minutes avant, deux ados singent les journalistes qui chopent des témoignages. Ils improvisent un dialogue : «– Alors, que pensez-vous du rassemblement qui part en vrille ? – Ce n’est pas grand-chose. Si ça ne va plus loin, ils vont encore dire que nous, les Chinois, sommes des tapettes.»

On est allé Place de la République, au recueillement organisé en hommage à Liu Shaoyao, tué la semaine dernière après une intervention policière à son domicile, dans le XIXe arrondissement de Paris. Il y a eu la mobilisation raccord avec le communiqué des organisateurs - très sobre, qui évitait soigneusement des mots-clés comme «bavure» ou «assassinat». Donc : des fleurs, des cafés, un chant funéraire en chinois et des cierges allumés sur le sol, dans le presque silence. Et puis, il y a eu la manifestation sauvage : du gaz lacrymogène, des slogans anti-police et des doigts d’honneur levés très haut. Deux épisodes, qui racontent une fracture générationnelle, entre aînés venus du pays et jeunes nés ici.

Episode 1. «Où est BFM TV ?»

Une quinzaine de proches de Liu Shaoyao sont montés sur la tribune, dont son épouse et ses enfants, en pleurs, au point de s’écrouler et de mouiller les yeux de quelques photographes. Au premier rang derrière les barrières, des papas et des mamans. Alors qu’un groupe isolé - parmi les milliers de personnes présentes - se met à crier «Police assassin», un quadra avec un micro répond : «Ils l’ont peut-être assassiné, on ne sait pas.»

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