Hommage à Jean Durieux, l'homme des scoops

© Daniel Camus / Paris Match

Un jour c’était Brigitte Bardot, un autre Mai 68 avec Cohn-Bendit, dont voici un mois il demandait encore le numéro de téléphone… Et, bien sûr, François Mitterrand, dont il avait révélé le cancer en 1981. Face aux grands flics, il savait flatter l’ego de brigades rivales (la criminelle contre l’antigang). Ainsi, pour une couverture à sensation, avait-il décroché la photo du baron Empain enchaîné – soixante jours durant – par ses ravisseurs en 1978.

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D’abord journaliste de terrain, Durieux passa au «desk» quand sonna l’heure de «coacher» les plus jeunes. Il régnait alors sur une mini-structure de chasseurs de scoops, montée à sa main, en parallèle des service photo et actu. Il a même été jeté en prison pour «recel», en janvier 1984, après avoir refusé de divulguer ses sources dans l’affaire dite du «Japonais cannibale». Du flicstory, en fait, car le dossier photo de l’étudiante assassinée (publié par le magazine «Photo») sortait forcément du 36 (quai des Orfèvres…).


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