Homéopathie : 74% des Français veulent le maintien du remboursement

Florence Méréo
Le gouvernement a demandé à la Haute Autorité de santé (HAS) d’évaluer l’efficacité de l’homéopathie

Selon un sondage Ipsos que nous dévoilons, une majorité de Français a déjà pris de l’homéopathie et en a une bonne image. Labos et médecins montent au créneau pour sauver les petits granulés blancs.


Dans le match qui oppose les médecins pro et les médecins antihoméopathie, le patient va-t-il jouer le rôle d’arbitre ? Selon un sondage que nous dévoilons, mené par Ipsos auprès de 2 000 personnes, 77% des Français ont déjà pris des petits granulés blancs, presque autant en ont une bonne image et près d’un sur deux y ont recours depuis près de quatorze ans !

Une étude pas tout à fait anodine. Alors que le gouvernement a demandé à la Haute Autorité de santé (HAS) d’évaluer l’efficacité de l’homéopathie et le bien-fondé de son remboursement, le sondage promet une belle riposte à ses commanditaires, alliés pour l’occasion, les laboratoires Weleda, Lehning et Boiron, qui fabriquent les petites billes et autres gouttes. Car les résultats sont sans appel : 74 % des Français sont opposés à l’arrêt du remboursement, assuré aujourd’hui par la Sécurité sociale à hauteur de 30 %.

 

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« Il est clair que l’arrêt de n’importe quel remboursement génère une opposition de l’opinion mais celle-ci est tout de même à mettre en relation avec les bénéfices dont les Français disent tirer de l’homéopathie, qui a un véritable ancrage dans leur pratique de soins », analyse Luc Barthélémy, directeur santé d’Ipsos. « Les patients ne viennent pas par croyance, mais bien parce que ça les soigne », abonde Christine Bertin-Belot, médecin homéopathe… de père en fille.

Plaintes pour non-confraternité

Anxiété, douleurs musculaires, rhumes, elle reçoit chaque jour dans son cabinet de Besançon de nouveaux patients désireux d’être traités par homéopathie. Cet été, le Syndicat national des médecins homéopathes (SNMHF), dont elle est vice-présidente, a déposé des dizaines de plaintes pour non-confraternité.

Dans leur viseur : les 124 professionnels de santé, auteurs d’une tribune égratignant les petits tubes et (...)

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