"Hold-Up": Marine Le Pen "frappée par l'hystérie autour du documentaire" controversé

Mélanie Rostagnat
·2 min de lecture

Invitée ce dimanche sur le plateau de BFMTV, la présidente du Rassemblement national concède avoir été "très critique" sur la gestion de la crise sanitaire en France mais "ne croit pas aux conclusions de ce documentaire".

"Je n'y crois pas du tout car je suis une citoyenne éclairée". Interrogée ce dimanche sur BFMTV sur le documentaire "Hold-Up", Marine Le Pen s'est dite "frappée par l'hystérie" qui a entouré sa sortie en VOD, mercredi 11 novembre. Reconnaissant avoir été "très critique" sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement français depuis le mois de mars, elle refuse toutefois de "croire aux conclusions de ce documentaire".

Réalisé par Pierre Barnérias, ancien journaliste et auteur de plusieurs documentaires, et produit par Nicolas Réoutsky et Christophe Cossé, "Hold-Up" dénonce "les mensonges, la manipulation, l'ingéniérie sociale et la corruption" qui ont entouré les mesures de restriction imposées aux Français ces derniers mois par les autorités pour lutter contre l'épidémie de Covid-19. Retiré de plusieurs plateformes de diffusion, ce film de 2h40 a été vivement critiqué par une large partie de la classe scientifique et politique qui met en cause les relents complotistes du documentaire.

"Il ne faut pas prendre les Français pour des idiots"

"Certains découvrent qu'avec un reportage bien monté dans une direction précise, on peut faire croire beaucoup de choses", souligne Marine Le Pen, qui n'hésite pas à dire que c'est également le cas de l'émission de France 2, Envoyé Spécial.

"Je n'y crois pas du tout", affirme la présidente du Rassemblement national qui estime que, comme elle, les Français "sont des citoyens éclairés" et qu'il "ne faut pas les prendre pour des idiots ou des enfants".

Marine Le Pen refuse néanmoins toute forme de censure et en appelle à la clairvoyance des téléspectateurs. Rappelant que "la liberté d'expression représente le droit d'émettre des opinions qui choquent, qui heurtent ou qui font peur à une partie de la population", elle estime que "les dangers de la censure sont plus importants que ceux de la liberté d'expression".

"La liberté d'expression ne consiste pas à ce que tout le monde soit d'accord. Chacun peut regarder ce documentaire et se faire son opinion", affirme Marine Le Pen.

En tant qu'avocate, elle souligne que la censure ne peut être décidée que par un juge qui détermine si un délit (injure, apologie de crime, diffamation, provocation à la haine et à la discrimination) a été commis ou non.

Article original publié sur BFMTV.com

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