Hiver glacial en Iran (1/2) : les coupures de gaz et d’électricité aggravent les tensions

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Depuis plusieurs semaines, l'Iran est frappé par le froid, qui engendre des coupures de gaz, lesquelles provoquent des coupures de courant. Des habitants se retrouvent à vivre dans un froid glacial chez eux, alors que des écoles et des établissements publics ont été fermés. Une situation qui a provoqué de nouvelles manifestations, alors que le pays est déjà le théâtre de protestations massives contre le régime depuis quatre mois.

L'Iran dispose des plus grandes réserves connues de gaz naturel au monde après la Russie. Et pourtant, le pays ne parvient pas à fournir suffisamment d'énergie à ses citoyens pour la consommation nationale. Le régime iranien s’était réjoui de l'idée d'un "hiver rude en Europe", menace qui avait émergé après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Pendant des mois, il a caressé le rêve que les gouvernements européens n'auraient d'autre choix que de négocier avec lui pour échanger le gaz russe contre le gaz iranien, se voyant déjà avoir le dessus dans les négociations. Mais alors qu’un hiver particulièrement froid touche le pays, ce sont les Iraniens qui grelottent.

Au début de la vague de froid, en janvier 2023, les autorités ont d'abord dû fermer des écoles et de nombreux établissements publics, faute de gaz pour les chauffer. Javad Owji, le ministre iranien du Pétrole, avait assuré, le 15 janvier : "la fermeture des écoles, des universités et des bureaux gouvernementaux à Téhéran nous a beaucoup aidés, nous avons pu économiser jusqu'à 2,5 millions de mètres cubes de gaz par jour."

Ces pannes de gaz ont non seulement suscité l'indignation sur les réseaux sociaux, mais aussi une nouvelle vague de protestations dans plusieurs villes en Iran. Parmi lesquelles la ville de Torbat-e-Jam, à l'est du pays.


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