« Histoire de Lisey » : Stephen King et Julianne Moore en pleine forme

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Julianne Moore se fond parfaitement dans le décor horrifique de Stephen King.
Julianne Moore se fond parfaitement dans le décor horrifique de Stephen King.

Au début de leur travail commun sur Histoire de Lisey, racontait récemment Pablo Larrain au New York Times, Stephen King l'invite à passer quelques jours chez lui, dans son domaine de Nouvelle-Angleterre. Le premier soir, le romancier conduit le réalisateur chilien jusqu'à sa porte et lâche : « Il n'y a que toi ici, mais ça ne veut pas dire que tu es tout seul. » Et le maître de l'horreur de tourner les talons, abandonnant son invité à une nuit blanche?

L'anecdote offre un beau résumé de l'art du romancier, capable de convoquer en une phrase tout un univers d'angoisse et de fiction? Elle offre aussi un éclairage sur cette Histoire de Lisey que diffuse dès le 4 juin sur Apple TV+, adaptation par le grand Stephen King lui-même de son roman paru en 2006 et qui articule justement plusieurs intrigues autour de l'idée que personne n'est jamais seul. Le premier épisode de la série (qui en compte huit) nous promène dans la psyché de Lisey (Julianne Moore).

Veuve depuis deux ans du célèbre Scott Landon (Clive Owen), elle flotte dans une réalité poreuse entre souvenirs de sa lune de miel, épisodes tragiques de son passé et présent trempé de larmes. Stephen King livre un portrait nuancé de cette femme au bord du gouffre, puissamment aidé par le style visuel poétique de Pablo Larrain (qui a déjà exploré, dans le film Jackie, sur Mme Kennedy, le traumatisme et le deuil), l'image virtuose signée Darius Khondji et l'interprétation habitée de Julianne Moore. Mais bientôt, i [...] Lire la suite

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