Histoire de l'île de Pâques : mythe ou réalité ?

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Lorsque les premiers habitants de l'île de Pâques ont colonisé cette terre entre les XIIe et XIIIe siècles, celle-ci était couverte de forêts qui ont disparu au cours du temps. Il existe une croyance populaire selon laquelle la population aurait coupé tous les arbres de l'île afin de construire et d'ériger les impressionnants moaï, si emblématiques de l'île de Pâques, en l'honneur de leurs clans. La destruction des forêts aurait pourtant mené à l'effondrement catastrophique de la population qui n'aurait plus été constituée que de quelques milliers de personnes lors de l'arrivée des Européens sur les rivages de l'île, en 1722. La transformation des forêts en espaces agricoles ainsi que l'introduction d'espèces invasives telles que les rats auraient également contribué au déclin de la démographie des Pascuans, ou Rapa Nui.

La construction et le transport des moaï par les Rapa Nui ont longtemps été une source d'interrogations pour les scientifiques. © Amy Nichole Harris, Adobe Stock
La construction et le transport des moaï par les Rapa Nui ont longtemps été une source d'interrogations pour les scientifiques. © Amy Nichole Harris, Adobe Stock

Cependant, une équipe internationale de chercheurs en anthropologie et en sciences environnementales a publié une étude dans Nature Communications qui remet en question ce déclin démographique au cœur du mythe de l'île de Pâques. Les chercheurs rappellent que Rapa Nui, le nom de l'île de Pâques dans le langage des natifs, a été au centre de nombreuses études concernant l'effondrement écologique. Ces études ont tout d'abord eu pour objectif de déterminer quels ont été les niveaux de population passés sur l'île afin de déterminer si un déclin a réellement eu lieu et si oui, dans quelles proportions.

Les proxys les plus souvent utilisés afin de reconstruire les fluctuations démographiques passées sont les âges des individus dans les tombes et le nombre de sites d'habitation. Le Dr DiNapoli, anthropologue à l'université de Binghamton, indique pourtant que cette dernière mesure peut être problématique car elle suppose que le nombre de personnes qui vivent dans chaque maison n'est pas stable ni...

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