Histoire. Au quai Branly à Paris, un énigmatique panache méso-américain

El País (Madrid)
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Des chercheurs français et mexicains tentent de faire la lumière sur une prétendue coiffe ayant appartenu au dernier empereur aztèque Cuauhtémoc, mort au début du XVIe siècle. D’après El País, il pourrait en réalité s’agir d’une contrefaçon.

Le musée du quai Branly, à Paris, possède-t-il un authentique panache ayant appartenu à Cuauhtémoc, le dernier empereur aztèque (1497-1525) ? “Des experts français et mexicains mènent une enquête sur la pièce […] pour déterminer son origine et sa fonction”, indique El País, quotidien espagnol dotée d’une version mexicaine.

L’artefact mesure 28 centimètres de diamètre et pèse quelque 80 grammes. Il est recouvert d’un tissu et renforcé par quatre tiges, desquelles pendent 211 bâtonnets surmontés de fleurs faites de plumes. Leurs couleurs – rose, rouge, jaune, orange, violette, bleue et verte –, bien qu’effacées par le temps, semblent indiquer qu’elles conféraient une “dimension spectaculaire” à celui qui les portait, il y a plus de 500 ans.

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D’après le journal, qui s’appuie sur des éléments parus dans la revue spécialisée Arqueología Mexicana, l’objet a circulé dans la capitale française dès le XIXe siècle dans les mains de l’antiquaire Eugène Boban.

“Le Français assurait que l’objet avait été offert à Maximilien de Habsbourg par son frère, l’empereur d’Autriche. Lorsque l’empire de Maximilien s’est effondré au Mexique en 1868, Boban affirmait avoir eu la chance d’acheter la pièce”, développe le quotidien généraliste.

L’antiquaire Boban aurait menti

Quelques indices viennent pourtant corroborer ce récit et apporter des doutes quant à l’authenticité de la pièce. Selon l’historienne de l’art mexicaine María Olvido Moreno, interrogée par

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