"Hippocrate" saison 2 nous plonge dans les trois "douleurs" des soignants

Louise Wessbecher
·Journaliste cheffe de la rubrique culture, médias et divertissement
·1 min de lecture
Louise Bourgoin reprend son rôle de Chloé Antovska dans la saison 2 de "Hippocrate" sur Canal+ (Photo: Denis Manin / 31 Juin Films / Canal+)
Louise Bourgoin reprend son rôle de Chloé Antovska dans la saison 2 de "Hippocrate" sur Canal+ (Photo: Denis Manin / 31 Juin Films / Canal+)

SÉRIE - “Quand on ne prend pas soin de ses soignants, on ne prend pas soin de ses malades”. La saison 2 de “Hippocrate” raconte le quotidien d’internes – incarnés par Louise Bourgoin, Alice Belaïdi ou Karim Leklou – qui subissent de plein fouet la violence d’un hôpital exsangue. Le réalisateur Thomas Lilti et ses coauteurs avaient écrit une grande partie des épisodes bien avant le début de la crise du Covid-19. Mais alors que la France traverse la troisième vague, la diffusion de la série qui démarre ce lundi 5 avril sur Canal+ prend une toute autre portée.

La saison 2 d’“Hippocrate” s’ouvre sur une catastrophe: c’est l’hiver, les hôpitaux sont submergés, une canalisation saute et inonde le service des urgences de l’hôpital Poincaré. Les soignants comme les malades se replient alors en médecine interne, où travaillent Chloé, Hugo et Alyson, les jeunes héros de la saison 1. Cette inondation est une métaphore sans équivoque d’un “hôpital qui s’abime, se noie”, et de soignants débordés qui ne peuvent “qu’écoper”, confie Thomas Lilti lorsqu’on le rencontre virtuellement au début du mois de mars.

Le “terrible” tri des patients

“Cette saison a été écrite et en partie tournée avant la crise de la Covid-19, mais elle me semble on ne peut plus d’actualité en montrant un service au bord de l’implosion. Un hôpital déjà en souffrance où le moindre accroc peut se transformer en catastrophe. C’est violent, douloureux, mais c’est aussi ce qui fait la puissance de ce métier”, assure-t-il. Le réalisme du monde hospitalier, le réalisateur l...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.