Hindou Oumarou Ibrahim, militante écologiste par essence

Hindou Oumarou Ibrahim est issue d'une population autochtone que l'on retrouve notamment au Tchad. Cette militante promeut la préservation de l'environnement et les méthodes des peuples autochtones pour y parvenir. Elle est également coordinatrice de l’association des femmes peules autochtones du Tchad."Si on vient d'une communauté nomade ou semi nomade, qui n'a pas de ressources naturelles, qui dépend de la pluie tout le temps, on réalise tout de suite s'il y a un petit changement dans la nature", explique-t-elle. "Les peuples autochtones sont les plus exposés aux effets du changement climatique alors qu'ils ont l'expertise pour y faire face. Les peuples autochtones sont toujours marginalisés dans le monde. On est toujours en dehors du développement qui est dessiné par des Etats ou d'autres acteurs du développement", poursuit Hindou O. Ibrahim.La COP 21, un "déclic" pour les peuples autochtones La militante revient notamment sur la COP 21, qu'elle qualifie d'"extraordinaire". "Les connaissances et savoirs traditionnels des communautés ont été pris en considération pour la première fois. Cela a fait un déclic pour que les peuples autochtones soient reconnus et valorisés", affirme-t-elle. Cette année, la COP 26 a été repoussée à 2021 en raison de la pandémie de coronavirus. Un report dommageable selon Hindou O. Ibrahim. "Reporter une conférence, c'est très facile mais ils ne peuvent jamais reporter les conséquences du changement climatique. On voit aujourd'hui le feu en Californie. On voit aussi les inondations en France exactement comme on voit les inondations dans le Sahel. Ces épisodes, on ne peut pas les confiner. On ne peut pas les reporter l'on n'a pas de vaccin contre le changement climatique", conclut l'activiste autochtone.