Hillary, inlassable apôtre des droits des femmes

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Au Kenya, elle a parlé de poulets avec des paysannes. Dans l’est
du Congo, déchiré par la guerre, elle a écouté les histoires terribles de
victimes de viols. Et, en Afrique du Sud, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton
a visité un ensemble de logements construits par des femmes pauvres et dansé
avec une chorale qui scandait : “Heel-a-ree ! Heel-a-ree !” Lors de sa récente tournée de onze jours en Afrique
[du 4 au 14 août], Hillary Clinton a clairement montré qu’elle
comptait faire des droits des femmes son cheval de bataille et mettre cette
cause au cœur de la diplomatie américaine. Elle a l’intention de faire pression
sur les gouvernements en matière de violations des droits des femmes, et de
donner aux femmes une place centrale dans les programmes d’aide américains.
Mais ses efforts, qui se déploient bien au-delà des palais gouvernementaux,
montrent qu’elle est en train de redéfinir son rôle de secrétaire d’Etat.
Pendant ses voyages à l’étranger, elle enchaîne les réunions publiques, les
visites de projets de microcrédit et les dîners entre femmes. “Ce
n’est rien de plus qu’un effort constant pour donner de la reconnaissance à des
personnes qui, chez elles, ne sont parfois même pas connues de leurs propres
dirigeants”
, expliquait récemment Hillary
Clinton. “Ma venue leur offre une tribune, ce qui nous permet ensuite
d’essayer de changer les priorités des gouvernements.”

Cette ambition doit néanmoins faire face à de nombreux
obstacles. Le système d’aides américain n’est qu’un inefficace fatras de
programmes, et certains détracteurs pourraient se demander pourquoi elle se
concentre sur les droits des femmes plutôt que sur le terrorisme ou sur la
prolifération nucléaire. Par ailleurs, l’amélioration du sort des femmes dans
des pays comme le Congo est compliquée par des problèmes sociaux aux racines
profondes. Malgré les efforts de la secrétaire d’Etat pour mettre l’accent sur
les problèmes des femmes, c’est sa réponse furieuse à ce qu’elle a considéré
comme une question sexiste lors d’une réunion publique au Congo que la
télévision américaine a retenue de son voyage en Afrique. Un étudiant lui avait
demandé l’avis de l’ancien président Bill Clinton à propos d’une question
politique locale, s’attirant une réplique cinglante : “Mon mari n’est pas
secrétaire d’Etat. Moi, si.”
Hillary
Clinton n’est pas la première femme à occuper le poste de secrétaire d’Etat,
mais, avant elle, aucune n’avait eu à l’étranger cette image d’icône féministe.
Elle a rencontré des femmes pratiquement lors de chacun de ses déplacements à
l’étranger – des étudiantes sud-coréennes, des veuves de guerre irakiennes
ou des militantes des droits civiques chinoises. Au cours des cinq premiers
mois de son mandat, elle a mentionné le mot “ femme” à au moins 450 reprises lors de ses
interventions publiques – deux fois plus souvent que Condoleezza Rice, qui
l’avait précédée au poste de secrétaire d’Etat.

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