Hillary Clinton dit assumer la responsabilité de sa défaite à la présidentielle... sauf que non

Maxime Bourdeau
Hillary Clinton dit assumer la responsabilité de sa défaite à la présidentielle... sauf que non

ÉTATS-UNIS - A défaut d'un véritable mea culpa, Hillary Clinton a livré ce mardi 2 mai son interprétation la plus claire à ce jour de sa défaite face à Donald Trump, accusant le directeur du FBI James Comey, Vladimir Poutine et Wikileaks de lui avoir volé une victoire quasi-acquise.

"J'étais sur le chemin de la victoire jusqu'à ce que la lettre de Jim Comey le 28 octobre et le Wikileaks russe créent le doute dans la tête des gens qui penchaient en ma faveur, et qui ont fini par prendre peur", a déclaré l'ancienne candidate à New York, interrogée par une journaliste lors d'un événement de l'ONG Women for Women International.

"Si l'élection avait eu lieu le 27 octobre, je serais votre présidente", a-t-elle dit.

Clinton takes "personal responsibility" for her loss, says "but I was on the way to winning" before Comey letter and Wikileaks interference. pic.twitter.com/6FLng4zDIF

— Kyle Griffin (@kylegriffin1) 2 mai 2017


Hillary Clinton a participé à quelques événements publics depuis novembre, mais elle s'était peu exprimée sur les raisons de son échec. On savait, par son entourage, qu'elle entretenait une amertume vis-à-vis du FBI, qui a relancé quelques semaines avant le scrutin l'affaire de ses emails.

Début avril, elle s'était dite certaine que la misogynie avait "joué un rôle", et avait évoqué le double effet négatif de Comey et des fuites de messages privés sur Wikileaks.Mais c'est la première fois qu'elle expliquait en longueur son interprétation du résultat de l'élection.

Octobre noir

Hillary Clinton a remonté le temps jusqu'au 7 octobre, un mois avant le scrutin. Ce vendredi après-midi-là, le Washington Post divulguait une vidéo de Donald Trump se vantant en 2005 d'attraper les femmes "par la chatte". La vidéo faisait l'effet d'une bombe.

Mais dans la demi-heure, des milliers de messages Gmail du président de son équipe de campagne, John Podesta, étaient publiés par le site Wikileaks. Depuis, on a appris que des hackers liés au renseignement russe...

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