Hidalgo veut piétonniser les abords de la Tour Eiffel, le prefet Lallement s'y oppose

La mairie de Paris souhaite piétonniser les abords de la Tour Eiffel, mais le projet ne plaît pas à la préfecture. (Photo: via Associated Press)
La mairie de Paris souhaite piétonniser les abords de la Tour Eiffel, mais le projet ne plaît pas à la préfecture. (Photo: via Associated Press)

La mairie de Paris souhaite piétonniser les abords de la Tour Eiffel, mais le projet ne plaît pas à la préfecture. (Photo: via Associated Press)

PARIS - Le plan de piétonnisation du secteur de la Tour Eiffel ne convainc pas la préfecture de police. Selon des informations du Parisien ce vendredi 13 mai, le préfet Didier Lallement aurait envoyé une lettre à la maire de la capitale Anne Hidalgo pour lui informer son “opposition à ce projet de restriction de circulation tel qu’il a été adopté au Conseil de Paris”.

Pour justifier son désaccord, le préfet cite “l’étude de circulation que vous avez réalisée en février 2020 tend à confirmer que la fermeture à la circulation générale du pont d’Iéna générera des reports importants sur les ponts de l’Alma, Grenelle et Bir-Hakeim”.

Plan Trocadéro/Tour Eiffel, à Paris. (Photo: Capture d'écran Google Maps)
Plan Trocadéro/Tour Eiffel, à Paris. (Photo: Capture d'écran Google Maps)

Plan Trocadéro/Tour Eiffel, à Paris. (Photo: Capture d'écran Google Maps)

La déviation forcerait également les automobilistes à se diriger sur les avenues Président-Wilson ou encore place de l’Alma. Il craint en outre une “saturation” du trafic dans le souterrain du quai Branly si les “voies de circulation dans le sens est-ouest en surface” sont supprimées.

En raison du nouvel aménagement, la circulation serait ralentie autour de la place du Trocadéro. Inconcevable pour Didier Lallement, qui pointe un problème de sécurité. Selon lui, les embouteillages pourraient “dégrader les délais d’intervention des véhicules de secours, en cas de sinistre au palais de Chaillot (place du Trocadéro, NDLR)”.

Nouveau revers pour Anne Hidalgo

“Entre la réduction de la place de voiture et la lutte contre la pollution, la préfecture de police choisit une nouvelle fois de se battre pour préserver le tout-voiture”, a réagi sur Twitter David Belliard, adjoint à la mairie de Paris, après la parution de l’article du Parisien.

“Ce revirement est une surprise puisque la préfecture de police avait jusqu’ici tout validé: permis d’aménagement, permis de construire...”, a aussi déploré dans le quotidien le premier adjoint à la maire Emmanuel Grégoire. Désormais, la maire de Paris souhaite traiter directement de ce dossier avec la ou le futur Premier ministre.”

Rachida Dati, la maire (LR) du 7e arrondissement et opposante à Anne Hidalgo, s’est de son côté réjouie du courrier du préfet. Sur Twitter, elle écrit: “La préfecture de police a tenu compte de nos observations et s’oppose à son tour au projet Tour Eiffel de l’équipe Hidalgo.”

C’est en tout cas un nouveau coup dur pour l’édile, dont le projet d’abattre 42 arbres aux alentours de la Tour Eiffel pour construire des bagageries a dû être abandonné après avoir déclenché une polémique.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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