"Heureusement que vous partez bientôt": Emmanuel Macron brièvement chahuté dans le Lot

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En déplacement dans la commune de Martel dans le Lot ce jeudi, le chef de l'État a été chahuté et interpellé pendant un cours moment.

Un déplacement sans accroc aurait été surprenant. Parti à la rencontre des Français à quelques semaines des régionales et à moins d'un an de la présidentielle, Emmanuel Macron a été chahuté par quelques individus dans le village de Martel dans le Lot. 

Scandant le chant populaire "On est là!" des gilets jaunes, un homme s'est mis à hurler à quelques mètres du président, le tenant pour responsable des difficultés économiques que rencontrent des membres de sa famille. 

"J'ai des enfants qui sont au plus mal, ils y ont cru au système, je leur ai payé des études, ils sont au chômage et se sont rapatriés dans cette belle région parce que j'ai un toit sur la tête qui leur permet d'être à l'abri!", a scandé l'homme, "contre le poids de vos réformes, il n'y a plus beaucoup de gens qui y croient monsieur".

"T'en as plus pour longtemps!"

"Heureusement que vous partez bientôt!", s'est réjoui l'individu, "bravo Macron, t'en a plus pour longtemps!". Un jeune homme se trouvant à ses côtés a quant à lui interpellé le président sur l'affaire Steve Maia Caniço, une jeune homme mort noyé à Nantes après une opération policière controversée: "où est Steve monsieur Macron, où est Steve? Il est mort!". 

Quelques minutes plus tard, un habitant interpellant le président s'est revendiqué du mouvement des gilets jaunes, "un bon mouvement au départ", et a reproché les conditions de tenue du grand débat initié par le chef de l'État à la suite de cette crise sociale.

"Le grand débat, ça a été filtré! Je n'ai pas pu y entrer, c'était compliqué", répond l'individu au président, "tenez compte qu'il y a une telle déconnexion avec les gens [...] de plus en plus de gens pensent que nous ne sommes plus en démocratie, on parle de démocrature, avec la loi de sécurité globale..."

"On est dans un État de droit... moi même j'essaie d'être le garant de tout ça", lui a répondu Emmanuel Macron.

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"Il y a des colères qui s'expriment, c'est normal"

Interrogé à la suite de cet échange par nos confrères de C dans l'air, le président a affirmé: "il n'y a pas de déplacement facile, ce sont des déplacements qui sont sans filtre. Le monsieur dit qu'il est gilet jaune, il vient me voir".

"Il y a des colères qui s'expriment, c'est normal. Que des gens ne soient pas d'accord avec ma politique, c'est notre pays. L'unanimité n'excite pas dans notre démocratie, la possibilité que chacun puisse s'exprimer, c'est une bonne chose", a déclaré Emmanuel Macron, "ce que je n'accepte pas c'est la violence et l'insulte, pour le reste c'est normal, la vie d'une démocratie c'est la capacité à partager des désaccords".

Article original publié sur BFMTV.com

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