Son Heung-min, un guerrier pour réveiller la Corée

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Heung-min Son lors du premier match, contre la Suède.

A bientôt 26 ans, le milieu offensif de Tottenham incarne à lui seul la génération qui suit celle des héros du Mondial 2002. Adulé par tout un peuple, le Salah de Corée joue gros en Russie.

Chaque Mondial a ses icônes. Ces joueurs si spéciaux qui portent au bout de leurs semelles tout le poids d’une nation. Lionel Messi pour l’Argentine, Mohammed Salah pour l’Egypte. En Corée du Sud, le footballeur providentiel s’appelle Son Heung-Min. Comment pourrait-il en être autrement ? Seize ans après l’exploit des «Guerriers Taeguk» à domicile en 2002, les Coréens rêvent de faits d’armes aussi glorieux sur les pelouses de batailles russes.

Successeur désigné de Park

Jusqu’à sa retraite internationale en 2011, c’était Park Ji-Sung qui assumait ce rôle. Celui dont la réussite en Europe, marquée par une Ligue des champions, quatre Premier League avec Manchester United et deux championnats de Pays-Bas avec le PSV Eindhoven – un palmarès record pour un joueur asiatique – a inspiré de nombreux jeunes espoirs coréens.

Son Heung-min fait partie de ceux-là. Encore plus lorsqu’il quitte sa Corée natale à l’âge de 16 ans pour rejoindre le centre de formation de Hambourg. Au bout de deux ans passés en Allemagne «le Müller coréen» enquille les buts et les rencontres de haut standing, alors qu’on ne parle que de matchs de présaison. Franz Beckenbauer préfère le comparer à Cha Bum-geun, une autre légende des «Diables Rouges».

Mais les allusions à Park commencent déjà à naître. Elles deviennent évidentes lorsque le néoretraité glisse le nom de Son comme son successeur potentiel. Pour l’élu, l’héritage n’est pas simple à assumer. Surtout quand on a encore tout à prouver à 19 ans. «J’ai été honoré sur le moment. Vous savez, on a partagé notre chambre juste avant la Coupe d’Asie 2011. C’était difficile pour moi de me retrouver avec lui, donc j’allais me coucher une fois qu’il était endormi. Jeune, je le regardais jouer avec Cristiano Ronaldo dans mes rêves. Le titre de successeur de Park Ji-sung (...)

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