Hervé Vilard : « J’ai très mal vécu la célébrité »

Par Florent Barraco
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Hervé Vilard chez Thierry Ardisson en 2011.
Hervé Vilard chez Thierry Ardisson en 2011.

Il a signé sans doute LE titre le plus important de la chanson française dans les années 1960. Un tube colossal qui s'est vendu à plus de 2,5 millions d'exemplaires. Sa supplique et son rythme entêtant l'ont propulsé au rang de chanteur populaire. En 1965, Hervé Vilard est le roi du monde. Invité en 2011 de Tout le monde en a parlé ? l'émission de Thierry Ardisson à voir sur la chaîne INA ArdiTube ?, l'artiste revient sur la genèse de « Capri, c'est fini » et évoque l'après. Une période qu'il a eu du mal à gérer.

Après une enfance difficile et un coup de pouce de Daniel Cordier qui l'a recueilli et devient son tuteur légal, Vilard se lance dans la chanson. Sa première tentative est un échec. « Un jour, j'étais dans le métro et j'avais en tête une chanson de Charles Aznavour qui disait ?C'est fini?. Je la chantais dans ma tête et j'ai vu une affiche pour partir en vacances à Capri. J'ai tout de suite fait le rapprochement, et j'ai écrit « Capri, c'est fini » en sept minutes dans ma chambre de bonne. Personne n'en voulait », se rappelle-t-il. Mais le disque est enregistré et c'est la déferlante. « Capri, c'est fini » détrône « Aline », l'autre cri désespéré de la chanson française. Il gagne un million de dollars ; passe de la chambre de bonne à un studio sur les Champs-Élysées ; troque le sandwich pour une table à la Tour d'argent.

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