Non, Herrou n’est pas un héros

IP3 PRESS/MAXPPP

La relaxe prononcée la semaine dernière au bénéfice de Cédric Herrou par la cour d’appel de Lyon a été saluée par les belles âmes comme une grande victoire pour la vocation humanitaire de la France qui refuserait ainsi de sanctionner un « délit de solidarité ». Et dénoncée par le camp d’en face, comme une autorisation judiciaire donnée au « Grand remplacement ». Bravo les juges ont dit les uns, honte à eux ont dit les autres. Le problème c’est que cet arrêt ne mérite ni cet honneur ni cette indignité. Avant de revenir sur la mécanique juridique et judiciaire qui l’a permis, on va se permettre quelques observations sur la personne de Cédric Herrou et sur les raisons pour lesquelles il était poursuivi.

Herrou maillon volontaire de la chaîne

La France souhaite comme tous les autres pays du monde réglementer l’entrée et le séjour des citoyens étrangers sur son territoire. Sous la mandature précédente, face à la crise des migrants et l’augmentation de l’immigration, le Parlement français avait souverainement adopté un article L 622–1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi libellé : « Toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d’un étranger en France sera punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 euros ».

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