Herman Van Rompuy, Premier ministre malgré lui

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En politique comme en amour, il ne faut jamais dire jamais ! Fin septembre 2007, devant les étudiants de Carl Devos, le politologue de l’Université de Gand qui l’avait invité à donner le cours inaugural des candidats bacheliers en sciences po, Herman Van Rompuy, alors coiffé du casque d’explorateur royal (après le premier échec du formateur Yves Leterme), avait dit, avec la sérénité très zen qui caractérise cet amateur-auteur de haïkus, qu’il n’y aurait jamais de gouvernement Van Rompuy Ier…

L’aîné des Van Rompuy, fils d’un éminent professeur d’économie de l’Université catholique de Louvain, y avait rappelé qu’il aurait très bien pu s’installer au 16, rue de la Loi [siège du Premier ministre] en 1994, lorsque Jean-Luc Dehaene avait manqué de peu la présidence européenne. L’actuel président de la Chambre avait ajouté que, somme toute, le veto britannique qui avait permis à Jacques Santer de présider la Commission avait finalement été une bonne chose. Ce week-end, dans les colonnes du quotidien flamand De Standaard, le président de la Chambre “remettait ça”. “On cite de nouveau mon nom comme Premier ministre, mais c’est le cas depuis quinze ans. Je me sens tout sauf indispensable”, a-t-il déclaré. Et il a ajouté : “Cette crise-ci n’est pas une crise sur la gestion, une crise entre partis ou un clash communautaire. Non, il y va de l’avenir des institutions.”

S’il semblait si réticent à enfiler un costume de formateur [la personne chargée par le roi de former un gouvernement, et qui peut ne pas devenir Premier ministre] qui devrait en principe l’amener à revêtir ensuite l’habit de Premier ministre, c’est que la donne a profondément changé depuis les années 1990, lorsqu’il était un fort efficace ministre du Budget et vice-Premier ministre gardien de l’orthodoxie financière. Aujourd’hui, selon Herman Van Rompuy, toujours face aux étudiants de Gand, “la grande division des partis politiques rend indispensables de grandes coalitions et les élections à répétition amènent les hommes politiques à être en permanence en campagne”.

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