Hermès ou l'occasion ratée des Européens d'être autonomes dans les vols habités

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Dans nos articles, quand il s’agit de traiter de sujets liés aux vols habités européens, Futura fait souvent référence au projet d’avion spatial Hermès pour souligner l’occasion ratée des Européens d’être aujourd’hui autonomes en matière de vols habités. En effet, depuis cet abandon, l'ESA a fait le choix de la coopération internationale — et donc de troquer les vols de ses astronautes — plutôt que de développer sa propre infrastructure de transport spatial habité.

Cela dit, le programme Hermès ne peut évidemment pas se résumer à cette seule ambition ratée qui s’explique notamment par un manque de volonté politique. Hermès, c’est aussi une histoire, longue de plus de vingt ans, qui, si elle n’a pas permis de faire voler cette petite navette spatiale, a tout de même permis à l’Europe d’acquérir de nombreuses technologies nécessaires aux vols habités. Sur ce point, l’héritage d’Hermès est conséquent.

Pour se faire une idée plus précise de l'histoire du programme Hermès, des premières études à son abandon, nous avons profité de la sortie en librairie d’un essai sur le programme Hermès pour rencontrer son auteur, François Leproux. Cet ingénieur en mécanismes spatiaux, président du groupe 3AF Grand Est et spécialiste du secteur spatial, est revenu sur l’histoire de cette navette spatiale, ses motivations et les raisons de son échec ainsi que son héritage technologique. Une interview passionnante.

Vols habités : l'ESA a fait le choix de la coopération internationale

Différents concepts de navette spatiale étudiés dans le cadre du programme Hermès avec les lanceurs Ariane 4 et Ariane 5. © François Leproux
Différents concepts de navette spatiale étudiés dans le cadre du programme Hermès avec les lanceurs Ariane 4 et Ariane 5. © François Leproux

Futura : qu’a-t-il manqué à l’Europe pour se doter d’un système de transport spatial habité ?

François Leproux : Si un manque de volonté politique a indéniablement manqué à Hermès, d’un point de vue technique, le concept était aussi très ambitieux. En novembre 1992, date de son abandon, il s’est avéré irréalisable, techniquement et financièrement, dans les conditions...

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