Hérault : un père de famille condamné à 16 ans de prison pour avoir violé et mis enceinte sa fille adoptive

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Violée par son père adoptif, la victime avait déposé une plainte en 2017 (Photo : SEBASTIEN BOZON/AFP via Getty Images)

Un homme âge de 41 ans a été lourdement condamné ce mercredi par la cour d’assises de l’Hérault, pour des faits de viol incestueux commis sur sa fille adoptive.

Le calvaire de l’adolescente aurait duré plusieurs années. Un homme âgé de 41 ans vient d’être condamné à 16 ans de prison par la cour d’assises de l’Hérault pour le viol de sa fille adoptive. Sa compagne, mère biologique de la victime a elle aussi écopé d’une peine de prison pour non-assistance à personne en danger.

Selon Le Figaro, qui reprend des informations du Midi Libre, toute l’affaire est partie d’un test de grossesse passé par la jeune fille, alors âgée de 16 ans, en janvier 2017. Constatant qu’elle était enceinte, l’adolescente avait alors révélé à des amies que le père de l’enfant à naître ne pouvait être que son propre père, qui la violait régulièrement depuis des années.

Violée à plusieurs reprises depuis ses 12 ans

D’après le quotidien régional, la victime pensait d’ailleurs à l’époque que son violeur était son père biologique, sa mère ne lui ayant jamais avoué qu’il l’avait adoptée lorsqu’elle était encore un bébé. Encouragée par ses amies, l’adolescente dépose rapidement une plainte, qui va justifier l’ouverture d’une enquête.

Devant les policiers, la jeune fille explique que le viol qui l’a mise enceinte n’est absolument pas un acte isolé. Elle affirme ainsi avoir été violée plusieurs fois depuis ses 12 ans, et ajoute qu’elle a bien ‘tenté de repousser les avances de son père à de multiples reprises mais l'homme menaçait de la punir”.

Une première grossesse à 14 ans, achevée en fausse couche

A plusieurs reprises, ce dernier l’avait également forcée à prendre une pilule du lendemain après l’avoir violée, ce qui n’avait pas empêché une première grossesse à l’âge de 14 ans, achevée en fausse couche. La victime a également déclaré aux enquêteurs qu’elle avait tenté d’avertir sa mère de la situation, mais que celle-ci “aurait décidé de ne pas la croire”.

En 2016, le père de famille, qui a eu quatre autres enfants avec la mère de la victime, aurait profité des séjours à l’hôpital de son épouse, touchée par de graves problèmes de santé, pour donner libre cours à ses effrayants penchants libidineux. Arrêté puis placé en garde à vue, l’individu n’a pas nié les faits, mais a aussi affirmé qu’il avait agi ainsi car il ressentait “un amour fou” pour sa fille adoptive.

“Pendant l’absence de la mère, sa fille était devenue la petite maman”

“Les expertises ont démontré qu'il avait un déficit narcissique, c'est quelqu'un qui a besoin de se sentir exister, a expliqué l’avocate de l’accusé lors du procès. Il est tombé amoureux de la mère, qui était en détresse, avait beaucoup de problèmes de santé. Pendant son absence, sa fille était devenue la petite maman, elle s'occupait des enfants, etc.”

D’après Le Figaro, le prévenu n’a cependant pas été identifié comme un “prédateur sexuel” par les différentes expertises menées au cours de l’enquête. Pour ces faits extrêmement graves, le quadragénaire a cependant écopé d’une peine de 16 ans de réclusion. De son côté, sa compagne a été “condamnée à cinq ans de prison dont quatre avec sursis, assortie d'une peine de trois ans dont six mois ferme”.

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