Hérault : un maire accusé de harcèlement sur trois employés pour les faire craquer

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Un maire devant la justice pour avoir harcelé trois de ses employés

Le maire de la ville de Lignan-sur-Orb et trois employés de mairie vont comparaître devant le tribunal correctionnel de Béziers pour avoir violemment harcelé certains de leurs collègues.

À la mairie de Lignan-sur-Orb, dans l’Hérault, le travail ne rime pas vraiment avec la santé. Le maire de cette commune de 3 200 habitants, Jean-Claude Renaud, et trois agents municipaux sont en effet accusés de harcèlement moral sur trois de leurs collègues, rapporte Le Midi-Libre. L’édile a passé 32 heures en garde à vue avant d'être relâché en vue de son jugement le 26 août prochain devant le tribunal correctionnel de Béziers. Lui et ses lieutenants risquent jusqu’à deux ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende, ainsi que des peines complémentaires comme l'interdiction d'exercer une fonction publique ou la privation du droit d'éligibilité.

D’après les plaignants, ce harcèlement, qui durait depuis plus d’un an, visait à faire craquer les victimes. Les motifs précis de cette campagne ne sont pas encore connus, mais elle aurait pris de nombreuses formes : insultes grossières, filatures, intimidation et autres. Pire, le rapport psychologique de l’un des employés a été rendu public tandis que le gel douche d’un autre a été remplacé par du dégrippant. Enfin, l’ancien responsable des services techniques aurait été placardisé pour avoir défendu ses collègues. Il se dit aujourd’hui payé à ne rien faire dans un bureau sans ouverture.

Des enregistrements compromettants

Si ce harcèlement a duré si longtemps, c’est que les victimes n’avaient pas de preuves et que la loi du silence régnait sur la petite mairie. Heureusement, ces derniers ont finalement réussi à se procurer des enregistrements plus que compromettants pour le maire de Lignan-sur-Orb et ses proches. "On a bien commencé, ils ne sont pas bien du tout, crache Jean-Claude Renau sur l’un d’eux, on a pris des risques pour en arriver là. Cet hiver, on va les mettre sur la route et leur faire ramasser l'herbe. J'espère qu'il fera bien froid. On va les monter les uns contre les autres". "Ces enculés, on va les crever", ajoute un employé. Malgré la violence dont témoignent ces pièces, l’élu s’est dit serein quant à son procès à venir. Affaire à suivre donc.

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