Henri III, le roi qui se parfumait trop

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À la fin du règne d’Henri III, assassiné en 1589, les parfums sentent plus que jamais le soufre...
À la fin du règne d’Henri III, assassiné en 1589, les parfums sentent plus que jamais le soufre...

Les parfums ont-ils fini par avoir la peau d'Henri III ? Monté sur le trône en pleine guerre des religions, dans le dernier quart du XVIe siècle, le fils de Catherine de Médicis surprit rapidement ses contemporains par ses goûts et son style. Il s'entoure d'une garde rapprochée, de jeunes favoris vite baptisés « mignons », impose des règles strictes de protocole au sein du palais et tente de magnifier la fonction royale en l'entourant d'un luxe inouï, où la mode et les fragrances rares et précieuses jouent un rôle essentiel comme l'explique Élisabeth de Feydeau dans son Dictionnaire amoureux des parfums (éd. Plon).

« Le Louvre ressemblait à un palais oriental au sol jonché de fleurs et aux teintures inondées de senteurs les plus diverses répandues à l'aide d'un arrosoir d'appartement, raconte l'autrice. La cour d'Henri III fleurait le muguet, ses mignons s'inondaient de ce parfum. Ce roi était d'une élégance extrême, n'hésitant pas à s'afficher avec ses mignons d'Épernon et Joyeuse, qui font une consommation excessive de ces parfums, au point que l'on désigne par le mot muguets ces jeunes gens propres et parfumés? »

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