"Hen", l’insolente marionnette transformiste, interpelle et bouscule au théâtre Mouffetard

Sophie Jouve

La créature sensuelle et subversive du marionnettiste et metteur en scène Johanny Bert, interroge les questions de genre et souffle un vent de liberté au Théâtre Mouffetard. Elle surgit sur scène comme dans un rêve. Dissimulée par un écran de plastique, c’est d’abord sa voix qui intrigue, grave, envoûtante, celle de Bert qui de surcroit la manipule à vue.




"Mon corps est un acte dissident"

A ce personnage hybride hors normes, son créateur a donné le nom de Hen, un pronom suédois qui désigne une personne de façon neutre. "Je suis la multiplicité enfermée dans un monde binaire, je n’ai pas de temps pour l’hostilité, je ne suis pas une pathologie, mon corps est un acte dissident" clame Hen.

L’étonnante créature se raconte en empruntant les mots de Brigitte Fontaine, Catherine Ringer, Serge Gainsbourg ou Pierre Notte. Elle est accompagnée par une musique planante, jouée live par le violoncelliste Guillaume Bongiraud et le percussionniste Cyrille Froger.


Métamorphoses

Hen chante l’amour et le sexe, balaye les préjugés, dénonce la morale en embuscade, prône l’acceptation des différences. Et parce qu’il rêve d’être aimé pour lui-même, ce personnage exubérant inspiré des cabarets berlinois des années 30, se disloque, se métamorphose, puis se débarrasse peu à peu de ses artifices pour se (...)

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