Heetch : forte condamnation pour la start-up des noctambules

Libération.fr
Teddy Pellerin et Mathieu Jacob, cofondateurs de Heetch, ce jeudi au tribunal, à Paris.

Le service se voulait un covoiturage de nuit fondé sur un accord entre conducteurs et passagers. Le tribunal y a vu une complicité d'exercice illégal de la profession de taxi.

Le jugement est tombé dans le procès de l’application de transport urbain entre particuliers Heetch, et il est particulièrement salé pour les deux jeunes dirigeants de cette start-up très prisée des noctambules. Alors que la société présentait un résultat déficitaire de 88 154 euros en 2014, dernier chiffre connu, elle va devoir verser 441 000 euros en réparation du préjudice moral causé à des chauffeurs de taxi. Une somme à laquelle s’ajoutent 91 000 euros pour leurs frais de justice, une amende de 200 000 euros dont 150 000 euros avec sursis pour la société et 10 000 euros supplémentaires dont la moitié avec sursis pour ses deux créateurs à peine trentenaires.

«C’est très sévère, a réagi le cofondateur de Heetch, Teddy Pellerin, joint par Libération. Il va falloir qu’on puisse rebondir très vite», a-t-il répondu trois fois, sans aucun autre commentaire à la question de savoir comment la société allait faire face à ces échéances financières. «On va étudier le jugement et voir si on fait appel», a-t-il poursuivi, bien conscient du risque que représenterait cette stratégie.

Activité immédiatement suspendue

En l’absence de nouveaux éléments permettant d’accréditer l’idée que leur activité relève du covoiturage, comme ils n’ont cessé de le plaider durant les deux jours de procès fin 2016, les condamnations financières pourraient en effet se révéler bien plus lourdes en cas de deuxième passage devant le prétoire. «Ils se feraient vraiment massacrer», prédisait mercredi soir l’avocat d’une association de taxis qui s’était portée partie civile.

Dans son délibéré, le tribunal a estimé que la société tout comme ses responsables s’étaient rendus coupables des trois chefs d’accusation pour lesquels ils étaient poursuivis : complicité d’exercice illégal de la profession de taxi, pratique commerciale (...)

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