Hayden Kendrick, un Néo-Zélandais qui se rêve en “Monsieur Muscle”

Capture d’écran TikTok/Haydaxgym

Plutôt que de passer du temps au skatepark ou de jouer à un jeu vidéo, constate The New Zealand Herald, Hayden Kendrick fréquente assidûment la salle de musculation. Le jeune homme de 18 ans habite Hillsborough, un quartier d’Auckland ; désormais diplômé de son lycée public, il peut s’adonner à sa passion pour les concours de culturisme.

Si sa pratique se fait encore en amateur à ce stade, il partage son évolution sur son compte TikTok. Auprès du quotidien néo-zélandais, il commente :

“Le corps dont je rêve, c’est globalement un corps d’athlète. Le truc, c’est que quand on l’a, on se dit : OK, peut-être qu’en fait je voudrais un peu plus de muscles. C’est un peu un cercle sans fin.”

Une véritable obsession

En plus d’un banc de musculation légué par un cousin, les réseaux sociaux sont justement le point de départ de l’intérêt de Kendrick pour l’exercice physique. Il découvre sur YouTube tout une communauté autour du fitness et du bodybuilding. Au point que, en quelques années, “cet intérêt s’est transformé en véritable obsession à proportion qu’il prenait des mesures de plus en plus radicales pour se sculpter un corps d’airain”.

Mais quel est le prix à payer, s’interroge le journal ? C’est dans son alimentation que se produisent les changements majeurs liés à son mode de vie, confesse-t-il. “La nuit quand tout le monde dort, Kendrick se force à avaler de la nourriture pour avoir l’apport en calories nécessaire au développement maximal de sa masse musculaire.” À l’approche des concours, en revanche, l’apport est drastiquement réduit, et la faim, la fatigue et l’irritabilité se font sentir.

Remettre en question l’image de soi

Si le quotidien néo-zélandais consacre un portrait au jeune influenceur fitness, c’est aussi en raison d’un documentaire d’une douzaine de minutes, Shred (“Massif”), réalisé par le cinéaste Harry Wynn en partenariat avec le journal. “Le documentaire s’interroge sur ce ‘corps parfait’ que Kendrick souhaite si ardemment et se demande s’il représente un but accessible ou si les réseaux sociaux lui font croire à un idéal de masculinité à jamais hors de portée.” Dans la même vidéo, on voit sa famille s’inquiéter un peu de la place que commence à prendre la discipline dans sa vie. Ce qui ne l’a pas empêchée de venir l’applaudir lors de sa première compétition officielle, à Auckland, où il a terminé premier de sa catégorie.

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