"Un havre de paix" : le conflit israélo-arabe au cœur d'un drame familial dans un kibboutz

Jacky Bornet
Réalisateur, acteur et scénariste israélien d’"Un havre de paix", Yona Rozenkier signe un film-pamphlet sur le conflit qui déchire son pays.

Un havre de paix, du réalisateur, acteur et scénariste israélien Yona Rozenkier, évoque le conflit israélo-libanais de 2006, vu depuis un kibboutz. Trois frères incarnent des visions différentes de la guerre, dans un film pamphlétaire, sans être militant, mais mesuré, réaliste, et parfois humoristique. Dans les salles à partir du mercredi 12 juin.

Kibboutz allégorique

Israël bat la mobilisation générale et le rappel des vétérans pour s’engager au Liban en 2006. Le cadet d’une fratrie de trois enfants, Avishaï, doit quitter son kibboutz natal dans deux jours, pour partir à la guerre. Yoav, de retour dans le giron familial, passe pour avoir déserté lors du conflit contre l’Egypte, et lui conseille de ne pas répondre à l’appel du gouvernement, alors que Itaï, vétéran endurci, l’entraîne aux méthodes de combat.Yona Rozenkier, qui signe la réalisation, le scénario et interprète Itaï, le militaire convaincu, traduit la diversité des points de vue israéliens sur le conflit arabo-israélien. Il y parvient par le biais d’une histoire de famille qui pourrait être celle de l’Etat hébreux. Ce kibboutz serait ce "havre de paix" du titre, vision utopique qui remonte aux origines d’Israël, mise à mal par des dissensions internes, vue la légitimité toujours discutée du pays et source de conflits.

Une paix impossible

Depuis sa naissance, Israël est en guerre pour s’être installé en Palestine avec l’aval (...)

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