Hauts-de-France : un bébé handicapé revient à la vie malgré un avortement thérapeutique

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Enceinte d’un enfant diagnostiqué handicapé, une jeune maman de Boulogne-sur-Mer a dû recourir à un avortement thérapeutique. Contre toute attente, le bébé se présente vivant à la naissance. L’hôpital se défend de toute “erreur”.

C’est un invraisemblable drame que vit actuellement un couple de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) . Il y a quelques semaines, une jeune femme enceinte de huit mois apprend que le bébé qu’elle porte souffre d’une “grave malformation au cerveau”, nous dit La Voix du Nord.

Le handicap diagnostiqué, une interruption médicale de grossesse (IMG) est prescrite et effectuée dix jours plus tard par l’hôpital Duchenne de Boulogne-sur-Mer. La future maman s’attend alors à accoucher d’un bébé mort-né. Une expérience suffisamment traumatisante. Sauf que lors de la mise au monde, l’enfant est bel et bien vivant.

Un avortement raté ?

Pratiquée le 24 juillet, l’IMG consiste à injecter au bébé une double dose mortelle. L’accouchement suit naturellement quelques heures ensuite. Mais c’est loin d’être le cas ici. “L’arrêt du cœur et le décès clinique du bébé auraient dans un premier temps été constatés, le cœur du bébé est réparti au moment de l’expulsion du corps de la mère”, explique un journal local.

A sa naissance, l’enfant est donc vivant. Il bouge et boit mieux qu’espéré par les médecins. Les parents sont totalement décontenancés. Comment cela s’explique-t’il ? Comment envisager l’avenir ? Le bébé aura-t-il des séquelles suite aux injections ?

Les parents sont en colère et entendent porter plainte. L’équipe médicale ne serait, selon eux, par en mesure de leur apporter des réponses satisfaisantes.

“Aucune erreur n’a été commise”

L’hôpital décline pour sa part toute responsabilité. “Aucune erreur n’a été commise. C’est une situation rare et désolante, la première fois que l’on voit ça. Mais c’est déjà arrivé à Lille.” Une enquête a été diligentée par l’Agence régionale de santé.

S’agissant de l’état de santé du bébé, la direction estime “qu’il est trop tôt pour se prononcer”. Le personnel médical serait même “pessimiste”.

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