Haute fonction publique : l’ENA va bientôt disparaître

Le nom de l’ENA (École nationale d'administration) sera bientôt relégué aux archives. C’est ce qu’avait promis le président de la République en réponse à la crise des "gilets jaunes". Emmanuel Macron souhaite rebaptiser l’école, dont il est lui-même issu, en Institut du service public (ISP). L’école sera toujours basée à Strasbourg (Bas-Rhin), mais sera réformée : les diplômés ne devraient plus accéder directement aux grands corps de l’État, comme l’Inspection des finances ou le Conseil d’État, mais d’abord faire leurs preuves pendant cinq à six ans dans les administrations en région. Un tronc commun avec 13 autres écoles du service public sera également instauré. Élargir les profils des élèves L’objectif de cette réforme serait d’élargir les profils des étudiants qui deviendront hauts fonctionnaires. "On décloisonne l’origine territoriale et géographique des élèves : plus d’élèves boursiers, plus d’élèves issus des territoires ruraux, plus d’élèves des universités et moins d’écoles parisiennes", a affirmé Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publique. Cette réforme devrait être effective en 2022.