Dans le Haut-Rhin, les chasseurs s'opposent à une injonction à chasser

Paul Guyonnet
·Journaliste
·1 min de lecture
Dans le Haut-Rhin, le préfet a publié un arrêtant réclamant la reprise de la chasse au cerf élaphe et au daim. Ce que les chasseurs refusent (image d'illustration prise au Danemark en septembre 2019).  (Photo: Ritzau Scanpix Denmark / Reuters)
Dans le Haut-Rhin, le préfet a publié un arrêtant réclamant la reprise de la chasse au cerf élaphe et au daim. Ce que les chasseurs refusent (image d'illustration prise au Danemark en septembre 2019). (Photo: Ritzau Scanpix Denmark / Reuters)

ANIMAUX - “Les chasseurs sont des gens respectueux de la nature, ils ne sont pas des destructeurs.” Alors que la période de chasse s’est refermée le 1er février dans le Haut-Rhin, le préfet veut inciter les chasseurs à la poursuivre... ce qu’ils refusent avec fermeté.

Voici la situation ubuesque que rapportent nos confrères de France Bleu Alsace. Le 1er février, la préfecture a effectivement pris un arrêté “prescrivant l’organisation de chasses particulières de destruction par des tirs de jour et de nuit à la lampe de l’espèce cerf élaphe et de l’espèce daim”. La raison invoquée? “Protéger les espaces agricoles et les forêts”. En abattant ces grands mammifères donc, alors même qu’ils ne sont pas considérés comme des espèces susceptibles de causer des dégâts.

Sauf que la fédération locale des chasseurs refuse tout de go. Dans un communiqué très explicite, les chasseurs expliquent même que la décision a été prise contre leurs recommandations. “La Fédération des Chasseurs du Haut-Rhin fait part de son opposition formelle à cet arrêté ressenti comme une véritable déclaration de guerre aux chasseurs”, peut-on notamment lire.

Un arrêté dangereux pour les populations de grands animaux

Les chasseurs assurent ainsi avoir “rempli leurs obligations de tirs”, et procédé avec un strict respect des règles aux “prélèvements” auxquels ils avaient droit, dans le but de “préserver l’équilibre des populations animales sauvages, ce qui est loin d’être le cas de l’arrêté préfect...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.