Haut-Karabakh: le Premier ministre arménien Nikol Pachinian se défend

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En Arménie, le Premier ministre Nikol Pachinian est fragilisé après la défaite militaire face à l’Azerbaïdjan dans le conflit du Haut-Karabakh. Dans la nuit de lundi à mardi dernier, M. Pachinian a signé un cessez-le-feu avec l’Azerbaïdjan sous l’égide d’une médiation de la Russie, lequel est considéré comme une « capitulation ». L’opposition a manifesté dans la semaine, où le slogan « Pachinian : traitre » a été scandé. Mais le héros de la révolution de velours du printemps 2018 contre-attaque, avançant des arguments qui prouvent qu’il est loin d’être le seul responsable de cette défaite vécue comme une tragédie par le peuple arménien.

Avec notre correspondant à Erevan, Régis Genté

C’est sur Twitter et Facebook que Nikol Pachinian répond coup pour coup à ses détracteurs. Il l’a d’abord fait dès mardi en révélant que tous les chefs militaires de l’Arménie et de la province indépendantiste arménienne du Haut-Karabakh lui avaient demandé de signer un accord de cessez-le-feu. Et ce à plusieurs reprises. L’armée du Karabakh était depuis des jours sur le point de s’effondrer. Pas un haut-gradé de cette armée n’a contredit les révélations du Premier ministre arménien.

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Après ce premier coup, Nikol Pachinian, toujours à l’aise dans l’adversité, a continué en demandant notamment qui parmi les dirigeants des 17 partis qui ont manifesté mardi dernier pour réclamer sa démission avait envoyé ses fils et ses proches sur le front. Pas de réponse de la part de ceux-ci.

C’est ensuite à une sorte d’examen de conscience nationale qu’il a appelé en revenant sur près de trois décennies de négociations avortées avec l’Azerbaïdjan. Le refus du compromis a contribué à l’inévitabilité d’une solution militaire de la part de Bakou, a-t-il expliqué en substance.

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