Haut-Karabakh: le Premier ministre arménien désigne des responsables

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Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, avait promis des explications à un pays choqué et désorienté par l’accord de fin de la guerre, rendu public en pleine nuit en début de semaine. Mais le Premier ministre n’est toujours pas apparu en public depuis. Il ne s'explique pas sur la stratégie de la guerre mais désigne des responsables.

De notre envoyée spéciale à Martouni, Anissa el Jabri

Le Premier ministre arménien contre-attaque. Un colonel, accusé d'avoir tenté de l'assassiner, a été arrêté. Une arrestation suivie de celle d'un autre homme, dont l'identité n'a pas été révélée. Selon les services de sécurité, il se préparait lui aussi au meurtre du Premier ministre et à un coup d'État.

Les meurtres politiques, l'Arménie connaît. Un Premier ministre a déjà été tué en plein Parlement, il y a un peu plus de vingt ans.

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Sur le déroulement de la guerre, des rouages dans l'armée n'auraient pas fonctionné. « Les coupables seront punis », a déclaré Nikol Pachinian, en évoquant espionnage, désertions et corruption. Le Premier ministre conserverait cependant le soutien de la base de l'armée. Des vidéos fleurissent sur les réseaux sociaux, dans lesquelles des soldats promettent de manifester leur soutien à Pachinian dès la démobilisation.

Mais surtout, le pays entame tout juste son travail de deuil. Les corps des soldats tués sur le champ de bataille commencent à peine à être décomptés, identifiés et ramenés en Arménie. La liste des morts s'allonge de jour en jour. Il n'y a pas une ville où l'on ne voit pas de ruban noir porté en signe de deuil dans les rues. Et pas une seule journée sans enterrement.

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