Haut-Karabakh : le prêtre arménien qui refuse de quitter son monastère

par Gilles Bader, envoyé spécial au Haut-Karabakh
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Le prêtre Hovhannès Hovhannisyan ne veut pas quitter son monastère de Davidank
Le prêtre Hovhannès Hovhannisyan ne veut pas quitter son monastère de Davidank

« Je ne conçois pas de partir du monastère de Dadivank. » C'est par ces paroles que nous accueille le père Hovhannès Hovhannisyan du haut de son mètre quatre-vingt-dix et de sa stature de rugbyman. Il poursuit en nous montrant les écritures gravées dans la pierre à l'entrée de l'église : il s'agit d'une fresque où il est écrit que les reliques de Tat ont été rapportées ici depuis Jérusalem, au IVe siècle, et confiées aux prêtres arméniens, ce qui démontre, si besoin était, la présence des Arméniens à cet endroit depuis plusieurs siècles.

Le monastère fut fondé par saint Dadi, disciple de saint Jude Tadhée, apôtre qui diffusa le christianisme dans l'est de l'Arménie durant le Ier siècle.

Il s'agit d'un ensemble de monuments et d'églises reconnus comme étant parmi les plus remarquables de l'architecture féodale arménienne, principalement en raison de la finesse de ses sculptures, de la grande variété des motifs décoratifs et de la richesse des inscriptions.

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Hovhannès Hovhannisyan nous explique son choix. « Je reste avec quelques-uns des prêtres qui le souhaitent et je n'ai pas peur de ce qui pourra m'arriver, car la foi me porte dans cette mission de conservation et préservation de notre histoire, de notre patrimoine culturel et religieux. Et puis je ne suis pas seul, vous avez pu voir les forces russes positionnées devant et dans le monastère, je pense être bien protégé. Ce qui me rend l [...] Lire la suite