Haut-Karabakh : l'accord de cessez-le-feu provoque la colère des Arméniens

À peine l'accord de cessez-le-feu dans le Haut-Karabakh signé par l'Azerbaïdjan et l'Arménie, des centaines d'Arméniens ont envahi le Parlement à Erevan, lundi 9 novembre, en jetant les drapeaux à terre. Pour eux, ce cessez-le-feu n'est autre qu'une capitulation. "Si un dirigeant, Nikol Pachinian ou un autre crétin a décidé que tout était fini, ils se trompent profondément", hurle un manifestant. Une défaite militaire pour l'Arménie Dans la nuit du lundi 9 au mardi 10 novembre, Vladimir Poutine a arbitré et annoncé la fin du conflit entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie dans le Haut-Karabakh, une enclave peuplée d'Arméniens autoproclamée indépendante en 1991. Fin septembre, l'Azerbaïdjan a lancé une offensive militaire et conquis une partie du territoire. Le cessez-le-feu fige ces positions. Une défaite militaire signée par le Premier ministre arménien Nikol Pachinian qui se justifie : "L'armée a dit qu'il fallait arrêter, il y a des problèmes, les ressources sont épuisées".