Haut-Karabakh: début de la mission d'observation du cessez-le-feu

·2 min de lecture

Un peu plus de deux mois et demi après la signature d’un accord mettant fin aux combats entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan dans le Haut-Karabakh, un centre d’observation du cessez-le-feu débute sa mission ce samedi. Il sera géré par des soldats russes et turcs, comme le prévoyait l’accord. La Turquie, qui a soutenu l’Azerbaïdjan tout au long du conflit, confirme son rôle sur le terrain, bien que la Russie ait veillé à limiter ce rôle.

Avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

Trente-huit soldats turcs, sous l’autorité d’un général, entament donc leur mission aux côtés de militaires russes dans un centre conjoint d’observation du cessez-le-feu. Les soldats turcs appelés à travailler dans le centre sont présents en Azerbaïdjan depuis fin décembre, tandis que 136 militaires spécialisés dans le déminage épaulent et forment depuis mi-décembre leurs homologues azerbaïdjanais dans les zones reprises.

Comme Moscou l’avait demandé, le centre d’observation n’est pas situé dans le Haut-Karabakh mais à Agdam, district conquis par les séparatistes arméniens en 1993 et passé sous contrôle de l’Azerbaïdjan en vertu de l’accord entre Bakou et Erevan. Et comme Moscou l’avait réclamé, les soldats présents dans ce centre opéreront à distance à l’aide d’outils technologiques. En clair : les militaires turcs ne formeront pas une force de maintien de la paix sur le terrain, à la différence des militaires russes déployés juste après la signature de l’accord.

Ces détails ont fait l’objet de négociations serrées entre Moscou et Ankara, les deux parties étant soucieuses de contrebalancer l’influence de l’autre dans cette région du Caucase.

À lire aussi : Haut-Karabakh: Amnesty appelle à rapidement enquêter sur les morts civils