Haut-Karabakh : un accord de cessez-le-feu total a été signé

Ivres de rage, scandant "démission !", des milliers de manifestants arméniens se sont massés devant le Parlement à Érevan (Arménie) le soir du lundi 9 novembre. Très rapidement, la foule en colère a envahi les bancs de l'Assemblée. L'accord de cessez-le-feu dans le Haut-Karabakh entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, accepté par le Premier ministre arménien et imposé par Vladimir Poutine, est vécu comme une trahison. Des combats meurtriers "Si le Premier ministre ou un autre crétin a décidé que tout était maintenant fini, il se trompe profondément, et le monde entier se trompe", hurle un manifestant. Un peu plus tôt, le Premier ministre Nikol Pachinian avait acté la défaite : "J'ai pris cette décision après que l'armée a insisté sur la nécessité d'arrêter les combats". Depuis six semaines, des combats meurtriers enflamment le Haut-Karabakh, un territoire arménien enclavé en Azerbaïdjan.