Haut-Karabakh: après la fin du conflit, un avenir très incertain

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À Stepanakert, au Haut-Karabakh, quatre jours apres la fin du conflit, le temps est comme suspendu. Les plaies de la guerre sont encore ouvertes et les habitants ont bien du mal à se projeter dans un avenir encore très incertain. L'Arménie fait état de plus de 2 300 soldats tués de son côté.

Avec notre envoyée spéciale à Stepanakert, Anissa El Jabri

Leur ennemi est désormais tout prêt, à quelques kilomètres, là où le front s’est figé. À Stepanakert, la présence des Azerbaïdjanais plane. « Est-ce qu'on les voit ? Est-ce qu'ils nous voient ? », se demandaient au petit matin deux militaires en soulevant le rideau d'une fenêtre.

L'hiver approche

Nombreux, en tout cas, ne se sentent pas en sécurité dans la ville. Certains déplacés d’Erevan sont venus juste chercher leurs affaires pour repartir. L'hiver approche et de nombreux quartiers se retrouvent sans gaz et sans eau chaude. Les poubelles ne sont pas ramassées. La maternité est détruite. Autour du reste de l'hôpital, au centre de télécommunications, au commissariat, les sacs de sable de protection sont toujours là.

Les Russes s'installent

Au marché, seuls restent une vendeuse d'épices, un boucher qui n'a pas le moral et un épicier aux clients trop rares. « J'avais plus de monde pendant la guerre qu'aujourd hui, j'espère qu'ils vont revenir » déclare-t-il. Les forces russes, elles, commencent à s'installer, la mairie à recenser les habitants pour reloger ceux qui en ont besoin mais il va falloir visiblement beaucoup de temps pour peut-être rassurer.

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